Valérie hanson, designer web, graphique et entrepreneure

Un parcours atypique?

J’ai toujours rêvé d’être mon propre boss, de voyager avec mon laptop, d’être une nomade digitale, bien avant que ce terme soit à la mode et que le télétravail soit répandu et accepté – merci Covid!

De 2011 à 2014, après avoir roulé ma bosse plusieurs années sur le marché des petites jobines, j’ai étudié en administration pour écouter mes envies entrepreneuriales et pour en apprendre davantage sur les rouages et le fonctionnement d’une entreprise. 

J’ai travaillé quelques années dans le domaine administratif, mais il me manquait quelque chose... Il me manquait le beau, les arts, la créativité, l’esthétisme, le visuel!

En 2016, à l’aube de ma trentaine, j'ai écouté mon cœur et je suis retournée sur les bancs d'école, en design!

Jamais je n'aurais pensé aller à l’Université un jour, mais pourtant je l’ai fait. Après 3 ans, non sans défis, à m’éduquer sur le design et ses multiples facettes, je suis devenue bachelière ès arts.

Valérie Hanson design graphique université Laval diplôme

C’est comment travailler en design graphique comme employé?

  • Il faut être polyvalent et s’intéresser à plusieurs domaines connexes comme le marketing, le web, le SEO, le domaine de affaires.

  • Il faut être rapide et en mesure de répondre à des demandes de dernière minute.

  • Il faut faire preuve de patiente et bien s’entendre avec les autres.

  • Il faut accepter de parfois - ou souvent - être dans un rôle d’exécutant.

Voici quelques éléments que j’ai retenu de mon passage à titre d’employé en entreprise. Ça dépend aussi grandement de l’entreprise et du milieu de travail dans lequel on est. Certaines compagnies sont très strictes et rigides, d’autres laisse plus de place à l’autonomie et la créativité.

J’ai eu la chance de commencer à travailler pendant mes études dans un environnement de travail vraiment cool! Suite à mon BAC, on m’a même offert de faire une maîtrise financée, ce que j’ai commencé, mais je m’éloignais de mon objectif principal : être designer graphique! Je suis donc plutôt allé expérimenter le marché du travail comme employé.

J’ai pu ainsi confirmer que je suis une personne très polyvalente et apte à faire plein de tâches différentes : du design, des médias sociaux, du web, de la gestion de projet, de la rédaction, etc..

J’ai pu aussi confirmer que je préfère travailler sur des projets variés, avec différentes images de marque, styles graphiques, couleurs et polices de caractères, que j’aime créer de A à Z, concevoir, penser, réfléchir.

J’ai pu aussi confirmer que je n’avais pas oublié mon rêve d’être mon propre patron un jour, de bâtir et faire grandir mon entreprise… mais j’avais la trouille!

Se lancer en affaires, c’est un peu se lancer dans le vide.

Je crois qu'on ne peut jamais se sentir prêt.e à 100% à faire le grand saut. Je crois aussi qu’on n’a qu’une seule vie à vivre, qu’on doit s’écouter et faire tout en notre pouvoir pour créer la vie de nos rêves. Je crois aussi qu’il faut prendre des risques pour ne pas avoir de regrets. Vaut mieux échouer à tenter de faire ce que l’on aime que de rester dans une situation qui ne nous convient pas. 

Je me suis dit, je vais essayer… Si ça marche tant mieux, si ça marche pas, au moins j’aurai essayé! C’est donc avec un petit coussin pas très moelleux que je me suis lancée dans le vide. YOLO! Puis vous savez quoi… ça a marché et même assez rapidement!

Un morceau à la fois

Mon moto : un morceau à la fois.

Je n’avais pas vraiment de clients, mais j’en ai trouvé. J’ai rejoint des groupes Facebook de designers graphique, de pigistes et d’entrepreneur.es où les gens demandent un coup de pouce et proposent des projets.

Je prends soin de répondre régulièrement aux offres qui m’intéressent même quand j’ai des contrats pour ne pas me retrouver sans travail lorsque ces derniers sont terminés. En fait, ça c’est vraiment important, de toujours faire du développement des affaires, même en période occupée, pour ne pas tomber dans un cycle de Feast & Famine, vous savez, les fameuses montagnes russes.

Je n’avais rien de vraiment concret, mais je l'ai construit petit à petit : mon offre de service en design, mon site web, mes modèles de soumissions et de contrats, mon réseau et ma clientèle. Et je continue d’améliorer et de faire évoluer tout ça au fil du temps, en prenant de l’expérience. 

Pratiquer le lâcher prise

Les jours où c’est plus calme, je me demande parfois:

  • Quand est-ce que j’aurai un nouveau mandat et qu’est-ce que ce sera? 

  • Est-ce que les rencontres de découverte, les courriels et soumissions envoyés recevront une réponse positive? 

  • Vais-je avoir un revenu suffisant pour épargner pour ma retraite ou même payer mon loyer dans quelques mois?

Je suis convaincue qu'en période d’accalmie, j'aurai toujours ce genre de questions. Ça fait partie de la game d’être travailleure autonome; accepter de vivre avec un certain niveau d’anxiété. C’est beaucoup d’incertitudes et il faut être apte à la gérer de façon saine.

Dans ces périodes tranquilles, j’en profite pour travailler sur mon entreprise: 

Mais c’est drôle, c’est souvent quand je lâche prise que ça débloque. Ça ne s’invente pas, pendant que j’écris ces lignes, un ancien collègue de l’université me contacte, ils ont besoin d’un coup de pouce, une pigiste en design web à l'agence pour laquelle il travaille. La vie est si bien faite!

Ce sont les petits moment jonglerie

Je n’ai jamais été fan de routine

Malgré les jours où je m'interroge davantage, ce sont les petits moments qui font pour moi que mon choix fait une tonne de sens:

  • Quand je fais du développement des affaires assise sur mon divan, les pattes dans les airs, café crème à la main.

  • Quand je dis non à un mandat que je feel pas et que je ne me sens pas mal. 

  • Quand je rédige un article de blogue sur mon petit balcon fleuri, dans le coin de mon village de l’anse en béton. Circa 2022

  • Quand j’écoute un élan de créativité en soirée ce qui me permet d’être productive pendant ces précieuses heures sans interruption. 

  • Quand il fait un superbe soleil d’été et que je peux m’en aller au parc avec un sandwich et mes balles de jonglerie pour profiter de ces beaux rayons qui réchauffent le cœur.

  • Quand je suis fatiguée et que je dors un peu plus longtemps que prévu. 

Décider de son horaire, travailler d’où on veut, quand on veut, sur les projets qu’on veut; c’est tu pas la belle vie ça? Pour moi, oui. C’est pour ce genre de liberté que j’ai décidé d'être designer graphique à mon compte.

Je me suis lancée en affaires et ça a fonctionné. 

Si tu rêves toi aussi d’être entrepreneur.e, que ce soit en tant que designer graphique, adjoint.e virtuelle, gestionnaire des réseaux sociaux, photographe ou autre, en mettant les efforts nécessaires et en ayant confiance en toi, tu peux faire de ce rêve ta réalité!

J’aimerais beaucoup discuter de ce sujet avec toi.

Si tu souhaites en savoir un peu plus sur mon quotidien, mes défis, les projets que je réalise ou avoir plus de trucs et astuces sur le design, je t’invite à me suivre sur Instagram.

Et ne sois pas gêné.e de laisser un commentaire, une question ou de me contacter, je ne mords pas! 🙂

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