
1 janv. 2025
8 min.
55 valeurs d’entreprise pour mieux définir votre marque
Découvrez 55 valeurs d’entreprise pour définir ce qui vous distingue, guider vos décisions et créer une identité visuelle qui reflète la personnalité de votre marque.
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Que vous soyez entrepreneur·e, responsable marketing ou simplement intéressé·e par le design graphique et web, ces principes vous aideront à créer des visuels plus efficaces pour vos différents outils de communication.
Découvrez cinq principes de base, accompagnés de conseils et d’exemples concrets pour mieux les appliquer à vos publicités, documents imprimés, publications sur les réseaux sociaux et sites web.
Pour améliorer vos créations visuelles, appliquez ces cinq principes de design :
La hiérarchie visuelle : mettez les informations importantes en évidence.
Le contraste : distinguez les éléments pour faciliter la lecture.
La proximité : regroupez les informations qui sont liées.
L’espace négatif : laissez respirer votre composition en évitant de la surcharger.
L’alignement : structurez les éléments à partir de repères communs.
La hiérarchie visuelle consiste à donner différents niveaux d’importance aux éléments d’une composition afin de suggérer un ordre de lecture logique. Elle permet de mettre en évidence les informations prioritaires et d’aider le lecteur à comprendre le message en un coup d’œil.
Quand tous les éléments attirent l’attention en même temps, on ne sait plus où regarder ni quelle information retenir. C’est notamment un problème que l’on retrouve dans la plupart des visuels générés par l’intelligence artificielle : ils sont remplis de texte, d’icônes et d’informations qui semblent toutes aussi importantes les unes que les autres.
Résultat : on ne sait plus où regarder et on décroche. En plus de créer une écoeurantite, cette surcharge d’information fait qu’on finit par passer tout droit et manquer sa cible.
Plusieurs techniques permettent de diriger l’attention vers les éléments importants :
La taille du texte : utilisez différentes tailles pour distinguer les titres, les sous-titres et les informations secondaires.
La typographie : choisissez des polices et des styles de caractères qui permettent de distinguer les titres, les sous-titres et les informations secondaires. Variez les graisses et les tailles pour faire ressortir certains éléments. En général, deux ou trois styles suffisent.
La couleur : utilisez des couleurs qui se distinguent pour mettre en évidence les informations prioritaires.
La position : placez les informations importantes à des endroits stratégiques, comme le haut du visuel ou le début du parcours de lecture.
Les proportions : donnez davantage d’importance visuelle aux éléments essentiels qu’aux détails complémentaires.
Prenons l’exemple d’un roll-up promotionnel. Le logo et le nom de l’organisation occupent le haut du visuel. Un bloc distinct présente ensuite les trois types d’activités, chacun avec son icône et une courte description. Enfin, les coordonnées et les logos des partenaires figurent au bas du roll-up.
Cette organisation permet de comprendre rapidement ce qui est présenté, puis de consulter les détails au besoin.
Le contraste permet de créer une différence entre les éléments d’un visuel, que ce soit par les couleurs, la luminosité, la taille ou les formes. Il aide aussi à attirer l’attention sur certains éléments et à rendre le contenu plus facile à lire.
C’est particulièrement important lorsqu’on choisit les couleurs du texte et de l’arrière-plan. Si les deux tons sont trop similaires, le texte risque de se fondre dans le décor et de passer inaperçu.
Un bon contraste permet à tout le monde de mieux voir le contenu, notamment les personnes qui ont une basse vision ou qui distinguent moins bien certaines couleurs. Pensez, par exemple, aux personnes daltoniennes ou aux personnes plus âgées.
Pour éviter les problèmes de contraste insuffisants, les normes internationales WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) recommandent un rapport de contraste d’au moins :
4,5:1 pour le texte courant.
3:1 pour le grand texte.
Ces recommandations sont particulièrement importantes pour les sites web, mais elles peuvent aussi guider la création de documents et de visuels destinés à différents publics.
Voici trois vérifications simples à faire :
Plissez les yeux : si certains textes se fondent dans l’arrière-plan ou deviennent difficiles à distinguer, leur contraste est probablement trop faible.
Vérifiez les petits éléments : les textes secondaires et les détails graphiques fins peuvent être difficiles à voir lorsque le contraste est insuffisant.
Testez officiellement vos couleurs : utilisez le vérificateur de contraste gratuit de WebAIM pour comparer la couleur du texte à celle de son arrière-plan.
Imaginez un visuel pour promouvoir un webinaire. Le titre est écrit en jaune pâle sur un fond beige, tandis que les détails sont en gris clair. Même si les couleurs s’harmonisent bien, certains textes risquent d’être difficiles à lire.
En choisissant une couleur plus foncée pour le titre et les détails, vous pouvez améliorer leur lisibilité sans changer toute la palette.
Le but n’est pas de multiplier les couleurs, mais de choisir des combinaisons suffisamment contrastées. Cet aspect devrait être réfléchi dès la création d’une identité visuelle pour éviter de se retrouver limité au moment de concevoir les visuels sur différents supports.
Le principe de proximité consiste à rapprocher les éléments qui sont liés entre eux et à éloigner ceux qui appartiennent à des groupes différents. Cette organisation aide le lecteur à comprendre rapidement quelles informations vont ensemble.
On peut faire le parallèle avec un ciel étoilé : les étoiles qui sont proches forment des constellations, des ensembles distincts. C’est le même principe dans une composition visuelle : rapprocher des éléments entre eux permet de créer des liens naturellement, sans devoir donner d’explications.
Voici quelques exemples :
Rassemblez les coordonnées : sur une carte d’affaires, regroupez le numéro de téléphone, le courriel et le site web dans un même bloc.
Regroupez les informations pratiques : pour promouvoir un événement, placez la date, l’heure et le lieu à proximité les uns des autres.
Associez les textes aux bons éléments graphiques : placez les images ou les icônes près du titre, du texte ou du bloc d’information qu’ils illustrent.
Sur une page web, le titre d’une section devrait être visuellement plus proche du contenu qu’il introduit que du contenu ou de la section précédente. Dans le même ordre d’idées, un champ de formulaire doit être suffisamment proche de son étiquette pour que leur association soit évidente.
Ces simples ajustements peuvent faire une grande différence dans la consultation d’une page web en facilitant le travail de lecture au visiteur et en lui permettant de trouver plus rapidement l’information qu’il cherche. C’est une règle d’or en design : on veut rendre les choses simples pour notre public cible, pas lui compliquer la vie.
L’espace négatif désigne les espaces vides autour et entre les éléments d’une composition visuelle. Il ne faut surtout pas chercher à les remplir à tout prix : ces vides permettent au visuel de respirer, de mettre en valeur les éléments importants et d’éviter de surcharger une création.
L’espace négatif peut aussi contribuer directement au sens d’un visuel. L’espace entre deux formes peut, par exemple, révéler une silhouette, une lettre ou un symbole. Cette technique est particulièrement intéressante en conception de logo.
L’espace négatif permet de concevoir des logos qui offrent une deuxième lecture, sans multiplier les éléments graphiques. Un bon exemple est celui de FedEx, où une flèche apparaît dans l’espace entre les lettres « E » et « x ».
Voici deux autres exemples connus :
Toblerone : la silhouette d’un ours est intégrée à la montagne représentée dans le logo.
NBC : les formes colorées du logo s’organisent pour évoquer un paon.
Pour utiliser l’espace négatif efficacement :
Laissez respirer les éléments prioritaires : laissez suffisamment d’espace autour du titre et de votre logo pour qu’ils se détachent du reste.
Simplifiez vos compositions : retirez les éléments superflus qui n’aident pas à attirer l’attention sur votre message principal.
Laissez des marges sur les contours : évitez de placer le texte trop près des bords.
Adaptez l’espace au format : un visuel destiné aux réseaux sociaux n’a pas besoin d’être rempli à ras bord pour attirer l’attention et faire son travail : stopper le scroll.
L’alignement consiste à positionner les éléments d’une composition sur des repères et des lignes pour organiser l’information et donner une structure au visuel.
Les designers utilisent souvent une grille de mise en page pour positionner les textes, les images et les autres éléments. Invisible dans le résultat final, cette grille peut être basée sur des colonnes, des rangées, des marges et des espacements adaptés au support.
En design web, par exemple, une grille de 12 colonnes est souvent utilisée pour structurer les mises en page. Elle permet de positionner les éléments et de varier leur organisation et les compositions tout en créant une impression d’équilibre et d’ordre dans la page.
Les titres, les paragraphes, les images et les boutons s’appuient sur ces repères de mise en page et facilitent le parcours de lecture et la consultation. Dans des outils comme Figma, ces grilles facilitent aussi l'adaptation des mises en page web aux différents formats d'écran.
L’alignement ne signifie pas que tous les éléments doivent être placés à gauche. Un alignement centré ou à droite peut aussi convenir, selon le contenu et l’effet recherché.
Il faut toutefois tenir compte de la lisibilité :
Éviter le texte centré pour les paragraphes : car ils seront plus difficiles à lire, puisque l’œil doit chercher son point de départ à chaque nouvelle ligne.
Soyez prudent avec le texte justifié : les espaces inégaux entre les mots peuvent créer des « rivières » blanches dans les paragraphes et nuire au confort de lecture. D'ailleurs, les WCAG 2.2 recommandent de ne pas justifier le texte dans leur critère 1.4.8 sur la présentation visuelle (niveau AAA).
Pour les textes courants sur le web et dans les documents, l’alignement à gauche reste généralement le choix le plus judicieux.
Il existe bien d’autres principes et notions en design graphique, comme les lois de la Gestalt, la théorie des couleurs ou encore la composition. Ce sont des sujets que j’ai approfondis durant mon baccalauréat en design graphique.
Les cinq principes présentés dans cet article sont un bref aperçu. J’ai choisi ceux qui me semblent les plus utiles à connaître au départ pour améliorer vos créations visuelles. Et surtout, ils ne fonctionnent pas chacun de leur côté : ils se complètent et s’influencent pour former une composition visuelle bien pensée et marquante.
Avant de finaliser votre prochaine création, prenez un moment pour vérifier ces cinq points :
Les textes et les éléments suivent-ils un ordre logique de lecture?
Le message principal est-il facile à repérer et suffisamment contrasté?
Les informations liées sont-elles regroupées dans des blocs distincts?
Les espaces vides sont-ils présents et bien utilisés?
Les éléments suivent-ils une structure de mise en page ordonnée?
Ces principes constituent une bonne base pour améliorer vos communications, car le design graphique ne repose pas juste sur le bon goût.
Derrière chaque choix visuel, il y a des notions de composition, de perception et de communication qui influencent la façon dont votre entreprise est perçue et la crédibilité qu’elle inspire à votre clientèle cible.
C’est justement là que mon expertise et ma formation entrent en jeu. Que ce soit pour vos projets web ou graphiques, je vous accompagne avec une approche réfléchie, créative et adaptée à vos objectifs d’affaires.
Valérie Hanson
Fondatrice et designer